POUR CONCLURE…

La musique est composée d’ondes sonores. Pour pouvoir être perçue par l’individu, elle est convertie en message nerveux grâce à l’oreille, et plus précisément grâce à l’organe de Corti. Le message nerveux arrive jusqu’au cortex auditif par l’intermédiaire de plusieurs nerfs et centres nerveux qui vont l’analyser sous différents angles. Les informations musicales arrivées jusqu’au dernier centre d’analyse sont traitées une nouvelle fois à partir de connaissances acquises par le cerveau.

Le traitement des données nerveuses est assuré par des influx nerveux libérant des neurotransmetteurs qui provoquent des modifications de l’organisme : l’accélération du rythme cardiaque, l’intensification de l’activité de certaines partie du corps, etc.
La musique est donc un moyen de provoquer des réactions cérébrales entraînant des changements biologiques : les émotions.

Pour que les émotions procurées par la musique soient différentes, celle-ci n’est pas toujours composée de la même façon, ainsi les différents compositeurs se sont amusés à manipuler le langage musical pour nous faire ressentir les émotions qu’ils voulaient transmettre.

Cette manipulation passe notament par l’utilisation de variables rythmiques (tempo, débit), et harmonique (tonalité, jeu avec l’harmonie) afin de transmettre, par des codes implicites aquis par chaque individu appartenenant à une même société (codes qui fondent une culture commune à la société). Mais ces codes ne sont pas le seul facteur dans la perception d’émotion et de sentiments lors de l’écoute d’une musique; en effet, chaque personne possède un lien particulier avec la musique, dépendant de son histoire, ses souvenirs, de sa culture. Ainsi chaque individu perçoit différemment la musique, sur des bases qui sont communes à tous et qui sont exploitées dans les buts les plus divers.

L’impact de la musique sur les émotions à toujours été connu, et les sociétés ont de nombreuses fois utilisé la musique afin de manipuler les esprits, faire adhérer à des idées, amplifier les ventes, assurer la sécurité dans les lieux publics, etc. Les deux derniers usages sont ceux qui sont le plus utilisés dans notre société. En effet, les avancées technologiques telles que le développement des haut-parleurs, des disques, ont permit la diffusion en masse de musique dans les lieux publics et autres centres commerciaux. On voit donc que la musique à une réelle influence sur la biologie, le ressenti et le comportement de l’individu.

Bien qu’en règle générale les individus aient les mêmes émotions associées à une pièce musicale, certaines personnes ressentent une émotion totalement différente de la moyenne. En effet, la musique ne se limite pas à quelque chose de mathématique : faire de la musique, écouter de la musique provoque des réactions qui sont propres à chaque individu. Chacun ressentira pour la même pièce une émotion semblable, mais avec une intensité différente : celle que le compositeur ressentait et voulait faire ressentir à l’auditeur dans sa pièce. Mais celle-ci peut facilement être écrasée par les souvenirs rattachés à la pièce (situation de l’écoute, appropriation des paroles, identification à la pièce) l’émotion principale ressortant de l’œuvre peut donc être totalement différente de celle que le compositeur voulait transmettre au départ. Voilà pourquoi des formules comme celle de Jacob Jolij ne sont pas à 100% fonctionnelles. Mais est-ce réellement la vocation d’un art comme la musique d’être analysé tel une science ?